Un patrimoine naturel à préserver

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Des écosystèmes à protéger 

Un écosystème se définit comme une unité écologique, constituée par un ensemble d’êtres vivants exploitant un milieu naturel précis. Cet ensemble est fonctionnel (reproduction, alimentation...) et équilibré grâce à deux types d’échanges : les espèces entre elles et ces espèces avec leur milieu de vie. 

Le réseau fluvial de Bretagne constitue un écosystème, mais  la construction des canaux a bien modifié les milieux naturels d’origine. La nature s’est donc adaptée à ce changement et des écosystèmes nouveaux se sont créés dans les eaux et sur les berges des canaux. On parle alors de “ milieux naturels anthropiques ” (modifiés sous l’action de l’homme) avec une faune et une flore, dont une partie n’était pas initialement présente sur le territoire breton. 

L’importance écologique des canaux bretons

Au début des années 1970, suite à la cessation de la navigation de commerce, le réseau des canaux bretons a failli disparaître. Cependant, très vite, on s’est aperçu que les canaux sont une fabuleuse réserve d’eau potable. Le maintien de la qualité de l’eau des canaux est donc un enjeu majeur tant pour les hommes que pour les espèces animales et végétales qui les peuplent. 

Un « corridor » biologique

Les eaux et berges des canaux sont appelées ainsi car elles abritent de nombreuses espèces, qui se déplacent d’une zone à une autre selon leurs besoins : habitat, alimentation, reproduction. Tout corridor biologique doit être protégé afin de conserver une nature vivante et dynamique et surtout les espèces indigènes, c’est à dire est une espèce qui était répartie de façon bien définie et très limitée sur une certaine zone géographique.

Les principales espèces protégées

otter g407f95734 1920La faune :

Il y a une grande diversité de poissons dans les canaux. La présence des espèces protégées est garante de l’équilibre biologique. Les migrateurs vivent alternativement en eau douce et dans l’eau salée des océans. Le saumon atlantique, l’anguille, l’alose, la lamproie et la truite de mer utilisent les rivières comme voie de communication pour rejoindre leurs zones de reproduction.

Les poissons blancs, omnivores ou herbivores, sont de ceux qui s’acclimatent bien aux conditions de vie des canaux. Une des espèces les plus communes est la carpe. Les carnassiers tels que le brochet, la perche et le sandre, sont les espèces les plus courantes dans nos canaux. Ils s’attaquent aux petits poissons et aux poissons malades ou blessés.

Parmi les mammifères, deux espèces retiennent particulièrement l’attention des scientifiques et naturalistes. La loutre et certaines espèces de chauve-souris dont le grand rhinolophe. Les berges des canaux accueillent de nombreuses espèces d’oiseaux comme la poule d’eau, le héron cendré, le martin-pêcheur… L’interdiction de chasser aux abords des canaux permet de manière indirecte la protection de ces espèces.

Un écosystème vulnérable

Les écosystèmes des canaux sont fragiles. L’introduction d’espèces non indigènes perturbe leur équilibre biologique. Elles prolifèrent et deviennent ainsi “nuisibles” au détriment des espèces autochtones.

Les envahisseurs

A la fin du 19e siècle, des poissons d’eau douce et des mammifères originaires du continent américain et d’Europe centrale ont été introduits. Parmi les poissons, on trouve surtout le poisson-chat, le silure glane, la perche soleil et le blackbass. Ces poissons, appelés parfois « dents du canal », s’attaquent aux espèces autochtones et occupant leurs habitats. Le principal mammifère introduit est le ragondin, dont le nom scientifique est le myocastor. Ce rongeur a été importé en France au 19e siècle pour sa fourrure. La population prolifère rapidement et ils peuplent les berges où ils creusent des galeries qui les fragilisent. 

 

fallopia japonica gf6861c54b 1920La Flore :

Le rôle caché des arbres

Les arbres, qui longent les canaux jouent un rôle important. D’abord, ils définissent le Domaine Public Fluvial, mais, plus important, ils limitent aussi l’évaporation des eaux du canal surtout en période estivale. Ils permettent également de lutter contre l’effondrement des berges et matérialisent les canaux.

Les principales essences sont : le chêne, le hêtre, le châtaignier, l’aulne, le frêne commun, le saule blanc, le peuplier noir et l’érable.

Elle peut aussi devenir envahissante

Parmi les espèces introduites, certaines plantes colonisent les eaux des canaux. On trouve ainsi des plantes microscopiques comme certaines algues vertes, appelée aussi diatomées (algues vertes), mais aussi des plantes macroscopiques telles la jussie, l’élodée, l’égéria ou encore la renouée du Japon.… 

Le saviez-vous ? 

La jussie est une plante aquatique originaire d’Amérique du Sud que l’on a importée pour la décoration des aquariums et des bassins. Le tapis dense qu’elle forme sur les berges empêche certaines espèces de se développer et les oiseaux de se nourrir. Les animaux ne sont pas les seules victimes puisque la jussie gêne également les pêcheurs, les activités nautiques et touristiques.

La meilleure manière de l’éradiquer est d’arracher manuellement ses racines.

 

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